Cannabis. L’exception française du délit d’opinion …

Aujourd’hui, tout comme en 1976, le CIRC invite celles et ceux qui en
ont assez d’être considérés comme des hors-la-loi, marre de subir des
discours grotesques et démagos, ras-le-bol d’être les complices
indirects de trafiquants sans scrupule, à  » déclarer publiquement avoir
déjà fumé du cannabis en diverses occasions et avoir, éventuellement,
l’intention de récidiver » (Appel du 18 joint)
COMMUNIQUÉ
DE PRESSE

L’APPEL
DU 18 JOINT, TANT QU’IL LE FAUDRA !

Jusqu’ici
très timide sur la question des drogues, Mme Christiane
Taubira répondait prudemment aux questions posées par
les lecteur(trice)s du Parisien-Aujourd’hui, le 23 mai
dernier, dans les locaux de son ministère.
Prudemment
car au sujet du chanvre récréatif, la Ministre de la
Justice a déclaré ne pas être en capacité de dire s’il
faut légaliser, tout en expliquant que seul un cadre
légal fait disparaitre le trafic. Ajoutant tout de même
qu’avec autant de consommateur(trice)s, il devenait
impossible de « se cacher sous le sable ».

 Et de
s’interroger sur l’incapacité de notre société à pouvoir
en débattre sérieusement. L’explication est pourtant
simple. La législation française est la seule à notre
connaissance en Europe, à être doté d’un article tel que
le L.3421-4 (ex-L.630) punissant la « présentation sous
un jour favorable » de LA drogue. Sans qu’il y ait
vraiment besoin d’y avoir recours, cet article laisse
planer au-dessus de nos têtes la menace de se voir ainsi
poursuivi pour prosélytisme si l’on dévie du dogme
officiel. 

La plupart
des rédactions des médias l’a si bien intégré qu’il
devient impossible aux associations d’usagers, de
s’exprimer librement, le dernier mot étant généralement
donné aux discours les plus anxiogènes, le plus souvent
mensongers à l’encontre du cannabis.
Le dernier
exemple en date concerne le fort taux de THC
(delta-9-tétrahydrocannabinol) que contiendrait l’herbe
actuellement disponible sur le marché noir et dans les
placards des cannabiculteur(trice)s. Selon le discours
dominant, il représenterait un véritable danger pour des
consommateur(trice)s forcément jeunes et nécessairement
inconscient(e)s. 
Si la
parole était libre, le CIRC pourrait alors répondre que
ce taux ne rend pas le chanvre plus dangereux mais que,
s’il en accentue plus ou moins l’ivresse, les
cannabinophiles expérimenté(e)s sont pour la plupart
capables d’adapter leur consommation au produit dont
ils/elles disposent. Il en est de même avec n’importe
quelle substance. Boit-on par exemple une eau-de-vie
comme l’on boit une bière ? Certainement pas.
Pour
entamer ce débat que le CIRC appelle de ses vœux depuis
deux décennies déjà, commençons donc par abolir cet
article liberticide et ça, Mme la Ministre de la
Justice, en a toute la capacité.
En
attendant, de Figeac à Paris, en passant par Lyon et
Tours, la Fédération des CIRCs donne rendez-vous à
tous les défenseurs des libertés à l’occasion de son
traditionnel rassemblement pacifique, l’Appel du 18
Joint dont nous célèbrerons le 20e anniversaire cette
année (info sur www.18joint.fr).

@FederationCirc

BP 9343 – F-69605
Villeurbanne Cedex

 

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NPA 34, NPA

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